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Les assemblées citoyennes “pour les nuls”


Democratic innovation


Vous avez déjà entendu l’expression. Dans les médias, dans un rapport, ou au détour d’une conversation. “Assemblée citoyenne”. Ça sonne sérieux. Peut-être un peu abstrait. Mais que se passe-t-il concrètement à l'intérieur ? Qui y participe ? Et pourquoi est-ce important ?

Cet article vous explique tout, sans jargon, sans prérequis. 


C’est quoi une assemblée citoyenne? 

Une assemblée citoyenne, c’est un groupe de personnes ordinaires, tirées au sort pour refléter la diversité d’une population, qui se réunissent pour s’informer, débattre et formuler des recommandations sur un sujet précis. Un peu comme les jurés d’un tribunal, mais pour la démocratie. 


Pourquoi ça existe ? 

Les élections ont lieu tous les quelques années. Mais la démocratie ne devrait pas s’endormir entre deux scrutins. Beaucoup de citoyens estiment n’avoir que peu d’influence sur les décisions qui affectent leur vie quotidienne. La confiance envers les institutions s’érode. La participation électorale recule. Les assemblées citoyennes sont une réponse à cette fatigue démocratique : elles donnent à des gens ordinaires un pouvoir réel pour peser sur des décisions réelles, entre les élections, pas seulement pendant. 


Comment ça fonctionne concrètement?

Le processus se déroule généralement en trois phases: 

  1. S’informer : Les participants consacrent du temps à construire une base de connaissances commune. Des experts, des chercheurs et praticiens de terrain présentent différentes perspectives sur le sujet. Les participants posent des questions, remettent en cause les idées reçues et explorent la complexité avant de se forger une opinion. 

  2. Délibérer : En petits groupes mélangeant origines, langues et parcours différents, les participants débattent en profondeur. Ils dressent un état des lieux du présent, imaginent des futurs possibles, et tracent ensemble un chemin vers le changement. Des animateurs guident le processus, instaurant un climat d’ouverture et d’écoute mutuelle, et utilisant des outils concrets pour s’assurer que chaque voix compte, comme des post-its, des votes anonymes, une rotation des groupes. 

  3. Recommander : Le groupe produit des recommandations concrètes et précises, transmises formellement aux décideurs : parlementaires, gouvernements,  autorités locales ou la direction de l’organisation qui a commandé l’assemblée. C’est là que le travail devient politique. 


Comment y participer ? 

Dans la plupart des cas, les participants sont sélectionnés par tirage au sort, comme une loterie civique. C’est voulu : cela garantit que l’assemblée reflète la vraie diversité de la société, et non uniquement ceux qui sont déjà engagés politiquement. Si vous êtes tiré au sort, vous pouvez dire oui. Et si une assemblée se tient vous pouvez aussi suivre ses travaux, assister aux séances publiques, ou vous engager avec ses recommandations une fois publiées.  


Une chose à retenir 

Une assemblée citoyenne ne vaut que ce que vaut sa conception, et la volonté politique qui la soutient. L’histoire a montré que même des processus bien menés peuvent échouer si les représentants élus ne donnent pas suite aux recommandations. Le processus compte. Mais ce qui vient après aussi.  

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